Le Honda 125 monkey : douce rétro-nostalgie sur deux roues
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Le Honda 125 monkey : douce rétro-nostalgie sur deux roues

Victor 16/08/2026 00:40 6 min de lecture

À peine trois minutes en selle, et le sourire revient. Pas celui de la vitesse ou de la puissance, non. Celui de l’insouciance, de la simplicité retrouvée. Sur un Honda 125 Monkey, on ne roule pas comme sur une moto classique – on redécouvre la route, le trafic, soi-même. Cet engin minuscule, à la silhouette de jouet, a quelque chose de magique : il déclenche des émotions pures, loin des gadgets et des performances chiffrées. Pourquoi autant d’engouement pour une machine si petite ? Parce qu’elle touche juste.

L’ADN du Honda 125 Monkey : un héritage intact

Des origines ludiques au succès mondial

Le Monkey n’est pas né dans un showroom, mais dans un parc d’attractions. En 1961, Honda l’imagine pour les visiteurs de Suzuka, sous la forme du Z100 – un mini-engin sans permis. L’idée ? Offrir une expérience de conduite amusante, presque ludique. Le concept fait mouche. Très vite, les touristes veulent leur propre machine. Honda comprend que ce n’est pas qu’un gadget : c’est une icône en devenir. Aujourd’hui, le vehiculedeveloppementdurable.com s’inscrit dans cette même logique de mobilité légère et accessible, en proposant des alternatives qui allient plaisir et responsabilité.

Un design qui casse les codes de la moto

Impossible de passer inaperçu. Les jantes de 12 pouces, le réservoir bicolore, la fourche longue et le guidon relevé : chaque détail du Monkey renvoie à une esthétique rétro, presque naïve. Pourtant, cette silhouette n’est pas qu’un clin d’œil. Elle est fonctionnelle. Elle invite à la lenteur, au regard des autres, à la complicité. C’est une moto anti-sérieuse – et c’est précisément ce qui la rend si désirable. Elle ne cherche pas à imposer une image de virilité, mais à susciter un sourire.

La finition Honda au service du style rétro

Sous ses airs de jouet, le Monkey est une vraie Honda. Les chromes sont soignés, les joints parfaits, les peintures épaisses. L’éclairage est LED sur tous les modèles récents, avec un phare rond qui semble droit sorti des années 60. Même le compteur, circulaire, affiche une police vintage, mais reste parfaitement lisible. Rien n’est laissé au hasard. Ce n’est pas une réplique bon marché : c’est une moto intemporelle, pensée pour durer.

Élément Version originale (Z50) Modèle actuel (125)
Moteur 49 cm³, deux temps 124 cm³, monocylindre, quatre temps, refroidi par air
Freinage Freins à tambour Freins à disque + ABS avec IMU
Éclairage Halogène LED avant et arrière
Transmission Automatique Boîte manuelle 5 rapports

Performances et moteur : le cœur de la bête

Le monocylindre Euro 5 : sobriété et souplesse

Le moteur du Monkey 125 n’est pas fait pour les records. Il développe 6,9 kW (environ 9,4 ch) et un couple de 11 Nm. Rien d’exceptionnel sur le papier. Mais en ville, ce bloc monocylindre refroidi par air est redoutable. Le couple arrive tôt, ce qui permet de se faufiler entre les voitures sans forcer. L’embrayage est souple, la puissance dosable. Et surtout, le son – un grondement léger, presque joueur – renforce l’impression de légèreté. Conforme à la norme Euro 5+, il est aussi économe.

Boîte de vitesses et agrément de conduite

La boîte 5 rapports est un vrai progrès par rapport aux anciens modèles. Elle permet de rester dans les tours sans écorcher le moteur, surtout sur les axes périurbains. Le passage des vitesses est précis, sans à-coups. En 5e, le Monkey peut tenir 90 km/h sans s’essouffler – suffisant pour les trajets courts. Et quand on descend, l’ABS avec centrale inertielle (IMU) rassure : il intervient en douceur, sans bloquer les roues brutalement.

Le Monkey au quotidien : agilité et plaisir urbain

Une maniabilité hors pair pour la ville

À 110 kg à vide, le Monkey est un fauve en ville. Son poids plume, son faible encombrement et son rayon de braquage réduit en font l’arme idéale contre les embouteillages. Impossible de se perdre dans la circulation – on glisse partout. Même le stationnement devient un jeu d’enfant. On le range entre deux voitures, sur un trottoir, presque n’importe où. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, la position de conduite est confortable. Le siège est court mais bien rembourré, les repose-pieds sont bas. On est droit, détendu. Le stress urbain ? Il s’efface.

Équipements et autonomie : un mini-voyageur sérieux

Une consommation record pour les petits budgets

Le Monkey consomme en moyenne moins de 2 litres aux 100 km. Avec un réservoir de 5,6 litres, cela donne une autonomie théorique de près de 300 km. Ce n’est pas une moto pour les grands périples, mais pour les trajets hebdomadaires, c’est plus que suffisant. Et côté équipements, Honda ne lésine pas : ABS avec IMU, instrumentation LCD circulaire, selle confort, alarme d’origine… Rien ne manque pour en faire une monture fiable au quotidien.

  • ABS avec centrale inertielle (IMU) pour une meilleure stabilité en freinage
  • Instrumentation LCD circulaire, fidèle à l’esprit vintage
  • Selle rembourrée, idéale pour les courts trajets répétés
  • Alarme d’origine intégrée, un vrai plus pour la sécurité en ville

Les questions majeures

Peut-on réellement envisager de longs trajets en duo sur un Monkey ?

Non, malgré son homologation deux places. Le siège passager est minuscule, peu confortable, et la position en croupe est précaire. Le Monkey est conçu pour un usage solo, ludique et urbain. En duo, même pour un petit trajet, l’équilibre est compromis. Mieux vaut le garder pour soi – ou comme moyen d’appoint très occasionnel.

Existe-t-il des alternatives plus abordables avec le même look ?

Oui, des marques asiatiques comme Skyteam proposent des répliques fidèles à moindre coût. Mais la fiabilité, la qualité des matériaux et la valeur de revente sont bien inférieures à celles de l’original Honda. Ici, on paie aussi le nom, le savoir-faire et la garantie d’un moteur qui tient la route. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pour beaucoup, oui.

Le Monkey va-t-il bientôt passer à l’électrique selon les dernières rumeurs ?

Les brevets déposés par Honda suggèrent une électrification possible de ses petits modèles urbains d’ici 2030. Le Monkey, par son usage citadin et sa faible consommation, serait un candidat naturel. Une version électrique pourrait renforcer son image écologique, tout en gardant son charme rétro. Rien n’est confirmé, mais l’hypothèse est sérieuse.

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